Méditation de la méditation

Après avoir relayé un article du Huffington Post sur les liens faits entre spiritualité, religion et dépression, quelle n’a pas eu été la surprise de voir plein de messages, relais et commentaires.

Avant d’entamer tout cela, je souhaitais m’excuser d’avoir inclus la méditation en ouverture de partage où j’avais exactement mis :

LA BONNE NOUVELLE DE LA JOURNÉE
à tous ceux qui aime la soutane, la méditation et les autres types de croyances : http://www.huffingtonpost.fr/dr-raj-persaud/la-religion-et-la-spiritualite-depression_b_3963728.html Les preuves s’accumulent !!!

Mais, cette arrogance d’être en avance sur ce qu’a effectivement mis en avant la recherche m’a permis de faire diffuser tout un discours à propos de ma pensée de la méditation et de ses racines comportementales.
Toutefois, comme vous le savez peut-être, je ne suis pas un spécialiste et ne pourrais donc pas approfondir le thème. Je vous renverrai cependant à des lectures prioritaires telles que Science & Comportement Humain.

Commençons donc :

La méditation considère de dépasser des pénuries ou des excès mentaux par une sorte d’auto-activation intellectuelle (un placebo qui serait pris en compte de la conscience à notre inconscient).

Or, si certains placebos fonctionneraient (notez le conditionnel), cela serait uniquement dû à une pression environnementale.
Nous sommes des êtres sociaux, mais nous ne vivons pas dans un monde auto-activé comme le pensent les religions. Par auto-activé j’entends que des choses, quelle qu’elles soient, agissent indépendamment de tout facteur.

La méditation, pour revenir à ce sujet, n’a rien à voir avec cela.

Si j’étais un esquimau ou un bédouin qui n’avait jamais entendu parler de la méditation, celle-ci n’aurait absolument aucun effet.
Toutefois, la méditation pour « fonctionner » doit avoir des feedbacks sociétaux. Donc la société, la communauté et/ou le groupe doivent bâtir une croyance selon laquelle la méditation est positive (bien sûr, en fonction des communautés et groupes, les réactions qui seraient inhérentes à la méditation changent). Un peu comme lorsque l’on vous donne de l’eau sucrée pour une médication.

Jusque là, pas de soucis (même si je réfute et refuse toute forme de croyance – cela n’appartient toutefois qu’à moi).

Là où le bât blesse se trouve dans le fait que l’on en vient à penser que c’est de notre propre chef que la méditation fonctionne.
Hors cela est tout aussi aberrant que de demander à un natif d’une tribu du Pacifique de s’imaginer un iceberg. Nous ne sommes pas dépendants d’un environnement à-proxima, mais de l’Environnement, quel qu’il soit.

Ainsi, la méditation est un apport sociétal intéressant quoique renforçant l’égo et l’esthétique spirituelle (de ma plume, ces deux mots sont négatifs et dédaigneux) – et non la confiance en soi. Mais c’est bien là une croyance à part entière.
À ce sens, la méditation est un acte négatif, qui ne renforce que l’opinion et les mirages.

Vous pouvez toutefois suivre ce discours de Jiddu Krishnamurti :

La méditation ne consiste pas à suivre un système ; ce n’est pas une constante répétition ou imitation ; ce n’est pas une concentration. Une des méthodes favorites de certaines personnes qui enseignent la méditation est d’insister auprès de leurs élèves sur la nécessité de se concentrer, c’est-à-dire de fixer leur esprit sur une pensée et d’expulser toutes les autres. C’est la chose la plus stupide, la plus nocive que puisse faire n’importe quel écolier, lorsqu’on l’y oblige. Cela veut dire que pendant tout ce temps on est le lieu d’un combat entre la volonté insistante de se concentrer et l’esprit qui vagabonde, tandis qu’il faudrait être attentif à tous les mouvements de la pensée, partout où elle va. Lorsque votre esprit erre à l’aventure, c’est que vous êtes intéressé par autre chose que ce que vous faites. (« Se libérer du connu », J. Krishnamurti, Chapitre 15 – Stock, 1977.)

La méditation est donc à son sens apprendre à connaître son environnement, appréhender ses pensées et aller de l’avant. Ce peut être une bonne définition.

Toutefois, j’envisagerai simplement d’abandonner ce terme inepte et inapte à résoudre ce que les gens cherchent à faire.

Il existe, et pour suivre d’ailleurs une des pensées de l’auteur plus haut, un guide neutre qui va à la recherche d’une meilleure compréhension de soi et surtout du monde qui s’appelle la science. Certes, la science, et surtout, l’appropriation de la culture scientifique, sont plus complexes que seulement se poser en tailleur, mais la recherche n’en vaut-elle jamais le coup ? Par exemple, ce n’est pas parce que vous subissez une rupture que vous devez vous mettre dans des mantras. Apprenez d’abord ce que les autres pensent et sachez mieux retranscrire vos envies et vos besoins sans altérer ceux des autres.

Bien à vous et au prochain article !

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