Pourquoi je quitte Facebook

Il y a des choix que l’on doit faire dans la vie qui ne sont pas forcément faciles. Pourquoi ne sont-ils pas faciles ? Parce que d’une part nous avons une décision rationnelle déjà arrêtée et réfléchie qui nous donne à penser que l’on doit choisir, d’autre part, des arguments pourtant irrationnels qui font contrepoids – le tout se challengeant. Et aujourd’hui mon boulet sera Facebook.

Ça y est, comme beaucoup en ce moment j’ai pris LA décision : je vais quitter Facebook.

 

Mais pourquoi ?

Ce sont les premières questions qui brûlent les lèvres des facebookiens. Les personnes étant sur Twitter uniquement ou sur Google+ n’en ont cure. Je vais donc essayer de répondre de la manière la plus complète possible.

Tout d’abord il y a une chose qui m’insupporte largement depuis le début que je suis sur ce réseau : son côté hypnotiseur. En effet, au fil des jours, je m’aperçois consciemment que je passe un temps infini sur… rien. Ce que je fais est de scroller vers le haut, et vers le bas et ce, en permanence. Bon, nous pourrions dire que c’est pour glaner de l’information pertinente à mes passions, loisirs et divertissement – mais que nenni ! Tout ce que je fais me laisse amer car affichant surtout des informations négatives, le plus souvent fausses accompagnées toujours de débats stériles. Je dirai également une impression de flotter… Pour vous donner une idée, c’est comme lorsque vous êtes seuls avec une montagne de vaisselle à faire, et au bout de la dixième assiette que vous essuyez, votre conscience, votre humanité n’est plus que des monceaux d’actes mécaniques autonomisés.

Cliquez sur le logo Facebook – scroller bas – scroller haut – cliquer sur pages – scroller bas – scroller haut – cliquer sur le logo Facebook – scroller bas – scroller haut – cliquer sur pages – scroller bas – scroller haut – cliquer sur le logo Facebook…

J’ai découvert ensuite récemment un article stupéfiant du TIME titrant « Combien de temps avez-vous gaspillé sur Facebook ? ». Intéressé, j’ai décidé de tester…. je me suis dit que, cumulé, cela devait voler aux alentours du mois. Et puis le compteur a défilé. Froideur logique, processus naturel de comptage, il m’annonça le chiffre de ma prison : 338 jours. Presque une année entière. Une année où j’ai perdu le rythme du temps. Qu’ai-je gagné en dépensant ces jours de vie ? De l’ambition ? Des amis ? Des amours ? Ou d’autres choses ? Non… simplement perdu du temps à avoir un clique pour en dépenser et espérer un like, ou un follower supplémentaire. Finalement, du temps que j’ai gaspillé et qui ne reviendra pas. Ce test a été important pour moi car il m’a permis de prendre ma décision finale et de mettre une valeur massive, conséquente dans la balance.

Mais ça n’est pas tout effectivement. Internet est, pour moi, un fantastique vivier de La connaissance, de partages, de divertissements et de découvertes, le tout en perpétuelle évolution, où chaque chose à sa propre dynamique. Facebook est une plateforme qui n’est pas intégrée, et où l’on doit donc rester pour pouvoir connaître des choses nouvelles. Cependant à force de rester, on finit par s’enraciner et perdre de vue des fonctions qui sont plus innovantes, plus dynamiques et donc… plus Internet. Par exemple, Google+ me suit partout dans ma navigation donc je suis sûr que tous les X temps je serai sur l’une de ses pages (GMail, Google Search, Google+, Google Images,…) et pourrai avoir un visuel immédiat de ce que je veux. De même et contrairement à Facebook, avoir des informations que je choisis. Je parle de Google+ car c’est mon favori, mais je ne dénis évidemment pas les autres sites, également magnifiques lieux de rencontre.

Sur Facebook, ça a été aussi la première fois où je me suis senti seul. Dans la multitude, au sein de ce formidable réseau, du bruit. Je ne retrouve pas sur Facebook la présence d’une personne telle que je pourrai avoir sur Skype ou G+. Se noyer dans un torrent de sable qui s’écoule dans une vasque infinie de solitude.

Il est des gens qui me diraient que c’est surement à cause des politiques Facebook sur la vie privée. Que nenni. Je pense même que plus les données privées seront affichées publiquement, plus leur nombre fera qu’il deviendra impossible d’en tirer quoi que ce soit. Que soit la NSA, la CIA, et autres agences de renseignements, ou encore la vente d’informations à des sites, ou… je m’en contrefiche. D’ailleurs, Google & Skype – que je rejoins pleinement – font de même… de façon moindre, plus populaire, mais finalement pas très différemment.

Le temps passé actuellement sous hypnose aurait pu me permettre de terminer un grand nombre de projets en les menant à bien.

Et puis je dois avouer que j’ai découvert qu’un nombre très conséquent suit mon flux d’une manière ou d’une autre. Très souvent, jusqu’à aimer des choses qui sont très anciennes prouvant l’intérêt accordé. Cela est également vrai sur G+. La différence est que Facebook se trouve être une mine pour les démagogues et détracteurs, et leurs exactions belliqueuses peuvent être assez terribles jusqu’à la menace de mort sur ses proches et soi.

Sans compter le nombre trop grand d’identités sociales…

adieu

Rien de positif sur Facebook ?

 
Évidemment, j’ai fait de merveilleuses rencontres d’amis d’amis. J’ai pu trouver des personnes qui me correspondaient au sein de communautés multidimensionnelles. Et je peux ajouter qu’en tant que réseau convergent de flux de données dans l’objectif de se tenir à jour, Facebook est incroyable.

Mais voilà, la vie que j’ai passée et dépensée sur Facebook ne vaut pas l’investissement. Il est temps de tirer la révérence et de donner rendez-vous à tous sur mon Google+ et mon Skype (vous trouverez des liens directs plus bas).

Tu (ne) reviendras jamais ?

 
En fait, je suis déjà revenu. J’ai créé un compte qui ne me servira qu’à la communication, c’est-à-dire au marketing des articles. Sur ce compte, il me semble qu’il n’y aura que trois ou quatre autres personnes afin qu’aucune suppression ne soit légitime. Personne ne sera ajouté, tout commentaire, ajout de jeux, contacts, message privé ou public sera supprimé sans même lire.

La question que l’on m’a posé est finalement « est-ce que tu auras de nouveau une relation sociale sur ce réseau ? ». Non. Pour toutes les raisons affichées ci-dessus, pour toutes les choses que vous détestez vous-mêmes sur Facebook, et bien d’autres.

Il y a des choses qui te manqueront

 
Oui. Déjà les personnes qui sont et resteront sur ce réseau, sans rejoindre le(s) autre(s). Les groupes dans lesquels j’échangeais et qui sont uniques (malgré que ce ne s’arrêtera pas là ! On va renouveler ça ailleurs). Et ? Et c’est tout. Toute une histoire pour rien finalement.

 

Les positifs

Tu ne veux pas rejoindre tel ou tel réseau où je suis aussi ? NON ! Si j’en quitte un, ça n’est pas pour en ajouter de nouveaux. Je suis actuellement sur très exactement 20 réseaux sociaux tout rond et je compte bien faire le vide.

On se fera des rendez-vous sur TS (TeamSpeak, un logiciel d’audioconférence) ou le forum blabla ? Non plus, je grappille le peu de temps que l’on a en une journée.

 

Les négatifs

« Je ne sais pas comment faire ça, installer telle ou telle chose, ou on ne se verra plus jamais ». Ces contacts sont bien tristes et pessimistes, comme si Facebook avait été la seule façon de rencontrer quelqu’un, comme si les personnes n’avaient pas su aller sur Facebook lorsqu’il a été mis en place, comme si un site internet était une barrière ou un mur infranchissable. Si vous aimez ce que je publie, partage, diffuse, que vous êtes de mes proches, des amis, des contacts ou des followers, l’effort d’ajout voire de changement de réseau n’est pas insurmontable. Lorsque je fus dans une organisation avec plusieurs milliers de personnes et que j’en suis parti, les personnes les plus vaillantes, les plus sensibles et les plus à l’écoute ont su me retrouver, entrer en contact avec moi malgré le chemin énorme à parcourir.

 

Ma conclusion

Facebook est sur internet, et pour les plus anciens, nous avons vu bien des services évoluer et disparaître, ou émerger et transcender les lassitudes. Ce réseau, aussi dense et grand soit-il, n’est pas infini et intouchable. On disait ça de MegaUpload dans le passé et il a suffi d’une heure seulement pour qu’il disparaisse. Il suffirait de se dire : « Quelle sera l’évolution ou la chute de Facebook ? Et quand ? ». Au final, Facebook ne m’apprend rien sur moi, sur mon futur et n’entre plus dans mes objectifs.
Départ prévu : 27 février 2014.

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Et votre conclusion ?

… dans les commentaires 🙂

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11 réflexions sur “Pourquoi je quitte Facebook

  1. Ping : Pourquoi je quitte Facebook | Autres Vér...

  2. Je ne retrouve pas mon utilisation de Facebook dans ce texte, mais si c’est ainsi que tu l’as vécu je comprends que tu veuilles quitter. Moi j’y passe par tranche de 5mn, peut-être 6-8 fois par jour, c’est ma pause, tout comme d’autre font une pause clope… 🙂 Et je trouve que ça m’a fait découvrir énormément de chose, ça m’a interpellé sur plein de sujets, ça m’a souvent fais rire aussi. Peut-etre parce que dans mes « amis » je n’ai que de vrais amis que je connaissais déjà bien avant Facebook, ils n’ont rien de virtuels.
    Je te souhaite donc te reprendre tes projets comme tu le désires, bonne continuation!!! 🙂

  3. C’est ton choix et je le respecte. Cependant j’ai été heureuse de faire ta connaissance et j’espère que j’aurai encore le plaisir de te suivre de temps à autres.

  4. Bonsoir. Je suis d’accord avec toi quant au temps passé sur FB, qu’il faut savoir gérer pour éviter la dépendance et ne pas s’y perdre. Perso et je pense ne pas être la seule, c’est une ouverture sur le monde, un outil de connaissance, un lieu de partage aussi. Selon la vie de chacun on cherche quelque chose qui nous manque, on tombe sur des personnes très intéressantes partageant des infos que l’on se doit tjrs de vérifier (c’est en tout cas mon cas pour certaines d’entre elles et selon qui les diffusent), il y a de tout, à chacun de savoir faire la différence en triant ce qui nous plaît ou pas. Je ris aussi beaucoup, et ça j’adore :)))). mais tu m’as ouvert l’horizon d’utiliser peut être plus souvent mon compte Google +,.e ne sais juste pas trop me débrouiller en informatique pour utiliser les fonctions dont tu parles et surtout, je ne connais pratiquement personne!!!. Je te remercie d’avoir partager ta démarche et d’avoir expliquer avec précision tes motivations qui t’ont fait quitter FB.
    🙂

  5. Seb tu as osé verbaliser ce que je pense du pouvoir Hypnotique de Facebook et du gaspillage de temps qu’il engendre.
    D’un côté ton exposé du comportement que tu as eu sur ce réseau dit social me rassure dans le fait que je ne suis pas la seule à être tombée dans cette addiction perverse (tout en me persuadant que j’en avais besoin à cause de ce que tu sais) mais d’un autre côté tu m’as tendu un miroir qui m’a reflété une image terrible (mais je la connaissais déjà )
    Ce que je trouve le plus juste dans ton constat c’est l’immense solitude et le vide qui l’accompagne qui font qu’une fois l’ordi éteint, une grosse frustration m’a toujours étreint l’esprit et le coeur. Oui j’ai discuté, oui j’ai lu des témoignages ou des pensées drôles ou sages, négatives ou rassurantes, oui j’ai posté des commentaires que j’ai voulu pertinents ou irrésistiblement comiques mais au bout du compte, je me retrouve toujours aussi seule.. à l’intérieur de moi.
    Malgré tout INTERNET est une fenêtre qui me permet de m’évader mais va bien falloir que j’en trouve d’autres de fenêtres..
    En tout cas, j’ai appris avec toi et ça je ne regrette pas.

  6. Ping : Quitter Facebook ou la vie après la mort ! | De tout et de rien…

  7. Ping : Et pourquoi je reviens sur Facebook ? | Sur Le Grill

  8. Ping : Pourquoi je ferme mon compte Facebook – ΣΕΒΑΣTEGERSIS

  9. J’approuve cet article, Facebook est une sangsue qui cache bien son jeu mais qui suce bel et bien notre « temps de cerveau disponible ».
    Je viens de fermer mon compte, bon débarras.. Les professionnels de l’indignation à 2 balles, les polémiques stériles des rebelles en carton pâte et les publications sans intérêt du style photo du repas ou autres cacas du matin… ne me manqueront pas.

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