Et pourquoi je reviens sur Facebook ?

Février 2014, j’annonçai pourquoi je quittais Facebook, jetant un froid sur la totalité de mes (nombreux) contacts. Aujourd’hui je reviens. Mais pourquoi ? Que s’est-il passé ? Qu’est-ce que je fais de tout ce que j’ai mis dans cet article et cet abandon durement acquis ?

Il est toujours nécessaire de remettre en question ses points de vue, d’abord pour ne jamais tomber ou s’embourber dans l’idéologie, ensuite pour prendre de l’expérience en sortant toujours de sa zone de confort.

Durant deux ans, j’ai tenu bon. J’ai laissé le compte complètement désactivé. À cette occasion, je me suis créé un autre compte qui a servi grossièrement à trois choses :

  • Utiliser des services internet où l’on ne peut s’inscrire qu’avec un login Facebook ;
  • Messenger afin d’échanger avec des clients, des amis et de la famille (même si SnapChat, WhatsApp, Skype et Viber ont été davantage utilisés) ;
  • Faire la maintenance de pages dont j’ai l’administration et suivre des communautés pour que ma fille puisse continuer à échanger avec des amis d’une part et acheter des choses pour mon nouveau logement d’autre part.

On peut donc dire que j’ai tenu mon pari !

Après ces deux ans, j’ai pu prendre un recul nécessaire et une maturité du contrôle de cet outil. Parce que oui, là est bien le point crucial : c’est un outil. Et comme tous les outils, il est nécessaire d’apprendre à s’en servir pour qu’il puisse nous servir et que ce ne soit pas nous qui le servions.

L’approche professionnelle et communautaire a été le plus terrible avant mon arrêt. Effectivement, j’ai pu comprendre que le networking via Facebook (et autres réseaux) était IM-POS-SI-BLE ! Question communication professionnelle, Facebook est un fantastique moyen de mettre son entreprise sur orbite. Mais encore faut-il que son groupe ou sa communauté ait décollé et comme l’avait dit une publication sur la toile, un lancement ne peut s’effectuer que dans les conditions réelles de l’objet que l’on envoie.

On pourrait faire 100% via Facebook la création de zéro d’une communauté jusqu’à atteindre l’objectif désiré. Cela cependant au prix d’un dur labeur de promotion, passer des journées complètes de 24 heures durant plusieurs jours et habituer son mental à être contraint par un outil. Et personnellement, je m’appuyais sur les histoires des business insider, qui se sont construits grâce à ce genre de réseau social, m’ancrant donc dans une sorte de fièvre-au-clic.

Ce n’est pas tout. Chaque membre de chaque communauté cherche à faire la promotion, de manière consciente ou non, de sa propre communauté en ligne. C’est ce qui permet de faire monter l’engagement de chaque contact de contact, poussant à une dynamique de dépendance forte à son groupe et à ses engagements.

La dernière chose est la facilité du « Oui » et l’absence du « Non ». Le « J’aime », « le partage » et « le trolling » constituent une forme d’engagement à approuver la démarche autoritaire car une position ne peut être qu’approuver, ou, par absence du refus, conjecturer. Par capillarité des proches, la veille minimale d’une heure sous hypnose léthargique devient une nécessité ; et nos points d’exigence et désaccord deviennent pathologiquement intéressés et dogmatiques.

Qu’est-ce que cela nous apprend ?

La première règle, si l’on veut ne pas tomber dans l’accroc puis en devenir accroc serait de ne jamais rejoindre une communauté. Bien sûr, cela est très très difficile sur Facebook fonctionnant qu’en vertu de l’ensemble de ses communautés et générant de l’argent d’ailleurs de cette façon (vos activités sur les communautés sont les plus importantes et pertinentes statistiques que Facebook revend).

La solution alors serait de concevoir deux comptes. Le premier est un compte historique qui possède vos accès eux aussi historiques. Je vous invite à basculer sur un autre navigateur (si vous êtes sur Google Chrome, passez sur Firefox, ou sur Opéra ou autre), de vous connecter à ce compte et d’enregistrer vos identifiants et mots de passe. Retournez sur votre premier navigateur, supprimez-y vos informations de connexions. Créez-vous un nouveau compte sur lequel vous ne rejoindrez aucune communauté donc : aucune page, aucun groupe, aucun événement, ni rien. Seulement des connexions avec des personnes que vous connaissez.

L’aspect contraignant d’avoir un double-compte, additionné au fait de changer de navigateur freinera de beaucoup votre engouement puisqu’il est plus facile de se stimuler à arrêter quelque chose lorsque son accès est difficile.

Et les autres réseaux sociaux ?

Concrètement ma consommation des autres réseaux sociaux n’a augmenté que d’une demi heure en tout et pour tout ce qui n’est pas réellement grand-chose. Et celle de Facebook est tombé de 96%, passant à une dizaine de minutes par jour (voire pas de visite).

Alors pourquoi ?

Evidemment, je compte conserver cette dynamique. Le plus gros de mes soucis actuels est que je ne puis très peu ou pas du tout me connecter aux autres personnes via le Messenger, atterrissant directement dans leurs messages indésirables.

De même, ma fille vient de rejoindre Facebook. Elle me demande donc très fortement de pouvoir m’ajouter à ses amis et permettre sa phase de découverte du réseau.

J’ai par ailleurs pu découvrir au travers son compte que les plus jeunes étaient bien moins influençables sur ce genre d’outils. Des enfants aux jeunes adultes, ils s’en servent aujourd’hui comme plateforme de communication à leur réseau proche, et plus du tout comme moyen de promotion (si ce n’est quelques ersatz de groupes idéologues tels que les syndicats étudiants, politiques et moralistes). Des jeunes adultes à la génération de mes parents, tous sont idéologiquement addictes à ce produit. Les textes, les images, et tous les autres partages sont toujours dans la démesure alors que les plus jeunes sont bien plus pondérés et savent très bien contrôler leurs paramètres de sécurité/confidentialité.

Pour ajouter à ci-avant, j’ai également le besoin d’ouvrir mes données comme je le fais déjà sous la forme blogguée ici-même et sur de nombreuses autres plateformes (Site-CV ; Images citations ; C2.0A ; Instagram ; Viadéo ; LinkedIn [Sébastien Bages] ; GooglePlus ; SnapChat [sebastien_bages] ; Etc…).

En conclusion

Il ne s’agit donc plus du tout de la même utilisation vers laquelle je m’oriente. Je me sers autant de mes expériences au sein du réseau et en-dehors, que des actions de mes contemporains les plus jeunes comme de mes pairs.

Une utilisation raisonnée, et remettre à la place l’outil qu’il a toujours été et que l’effet de nouveauté et la doctrine nous ont enlevées.

 

 

 

 

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