Le lait, PETA, Vegan et Lobbying

Suite à une conversation à spectre large, je souhaitai vous afficher ici l’échange. Il est assurément intéressant puisque c’est un débat que nombre de personnes a un peu partout dans son quotidien. De même, j’ajouterai une ressource proche que j’avais publié à titre personnelle sur mon mur. J’ai également retiré des onomatopées et émoticônes.

Cet échange étant public et ayant été diffusé sur Facebook et répondant donc au droits d’auteurs voisins entre l’entreprise Facebook Inc. et mes droits, l’inscription de ce texte entre donc dans le domaine public, tant qu’il n’est pas nominatif – auquel cas il entrerait dans un acte sur la protection des données privées et du droit à l’oubli, et pourrait être utilisé pour accuser diffamation, ce qui n’est donc pas le cas ici.

Personne X :

(…) il y a un évènement naturel très simple à constater … Je suis une femme, et j’enfante. Le lait que je produis dans mes supers lolos, il est constitué nutritionnellement pour mon bébé. Jusque là tout va bien.

En bon mammifère, et bonne mère, comme moi, la vache quand elle tombe enceinte produit du lait pour…. SON VEAU! Waouh… Que la nature est bien faite. De ce fait, son lait est fait pour un petit qui va prendre 300 kilos en … 1 an. C’est dire les valeurs nutritionnelles.
Ceci est la première absurdité, consommer dès le plus jeune âge un lait pas fait pour nous (ni dans les nutritions, ni dans les protéines lipides ni même pour la digestion)

Le deuxième fait c’est que la vache qui produit ce lait fait 6 fois minimum plus de grossesse qu’elle ne ferait normalement, qu’on les insémine, de force, qu’on les attache à des machines qui les blessent (pues… Hum caybonlepue) et qu’en prime pour qu’elle supporte tout ça on leur donne des médicaments.

Alors tu peux rester sceptique et continue ta tuerie de milliers d’être vivant pour continuer à consommer un produit pas fait pour toi, et pas utile (adulte, nous sommes la seule espèce consommant régulièrement du lait…) Mais ne te voile pas la face sur les méfaits de cette pratique.

Que tu veuilles te pourrir la santé et cautionner les abberations qu’on fait aux animaux, très bien, mais prends la pilule rouge pas la bleu (cf matrix) car un choix est tjs mieux en état de conscience.

Les produits laitiers sont ni bon pour la santé, pour l’environnement et l’éthique j’en parle même pas.

Les sources sont diverses et variées, de plein de gens diplômés qui se penchent sur la question.

Tout ça c’est du fric sûrement pas de la santé. 😉

Sur ce, je vais siroté mon lait de riz maison, et préparer mes lasagnes Vegan. Tchuuuus. Rdv dans 20 ans pour l’ostéoporose

Réponse personnelle 1 :

Les vaches sont une conception humaine qui a adapté l’animal à sa consommation. Et la vache, à son tour, par un effet de symbiose complexe, a adapté l’humain à elle. D’ailleurs, dans le lait humain, il y a une transmission des protéines de la lactase pour du lait de… vache.
La vache a été domestiquée (au sens propre comme au sens figuré) il y a 10500 ans via une espèce primitive appelée l’auroch. Bizarrement, le genre Homo Sapiens, à l’extinction des autres genres, s’est produit il y a entre 10000 et 19000 ans.
Avant la domestication de l’auroch, nous avons apprivoisé trois variétés différentes : l’auroch, la chèvre bézoard (ou bézoar) et le gnou (avec lequel nous avons commencé à travailler il y a près de 50000 ans, avant sapiens).
Autre chose. Il existe un phénomène qui a toujours été stable dans l’histoire humaine : pour sept humains, il y a deux à trois vaches (je mets 7 pour être cohérent avec les 7 milliards d’humains) (src).
La vache tient une importance tellement grande que dans les plus anciennes civilisations, elle est sacrée pour son lait. Bien sûr, on connait l’exemple de l’Inde où la vache n’est pas mangée, mais uniquement traitée pour son lait à des dimensions bien supérieure à ce que l’on pourrait faire. Mais également tous les peuples tribaux (sauf insulaires, des déserts et d’Amazonies pour des raisons évidentes…).
En cosmogonie, la vache est l’élément le plus important qui a été le premier a être reconnu par les plus anciens savoirs.
Je pourrais continuer longtemps comme cela tant la vache et son lait ont une histoire fusionnée à celle de l’humain.
 
Je veux bien les sources car les miennes, au niveau biologique qui font partie de mes propres études à l’université, ou encore ethnologiques, éthologiques, historiques, préhistoriques, psychologiques, et nutritionnelles, sont différentes dans l’absolue et absolument.
 
Oui, le lait peut être mauvais (digestion et biome microbien) pour des personnes ayant un niveau de lactase faible, et peut donner des diarrhées et vomissements pour les personnes n’ayant plus de lactase. Mais, hormis ces cas très particuliers qui concernent 5% de la population adulte, <1% de la population enfant/ado, et surtout la population âgée (le corps possède aussi moins d’eau ce qui rend tout plus difficile à digérer et à métaboliser…), le lait n’est non seulement pas mauvais, mais essentiel. Ce n’est pas une question de lobby, sinon les peuplades et anciennes civilisations avaient déjà des méga-industriels méchants que l’on ne connait ni d’ève, ni d’adam… (désolé pour l’ironie, elle était facile).
 

Concernant le lait de riz et divers, il faut énormément de ressources pour en produire, et pour la majorité de l’humanité, ce n’est ni local, ni écolo. Par ailleurs, le lait de riz (et végétal en général) est le seul à être ingéré par les humains (je prends seulement le contrepieds car tu m’as avancé la même chose pour le lait de vache et je te présente du coup une autre perspective que les autres animaux ne font pas). Comme les matières en forte concentration, il est très mauvais à long terme. Le lait de soja est certainement parmi les pires au niveau santé, surtout sur les hommes où cela peut être un produit causant l’infertilité permanente à consommation quotidienne durant plus de 5 ans. Je rappelle aussi que les firmes comme Sojasun (qui produisent ce genre de produits végétaux) sont les organisations contemporaines les plus riches et les plus hargneuses en Dumping et lobbying sur les marchés. Sojasun (pour ne citer que cette marque) a rattrapé Nestlé depuis un an sur son chiffre d’affaire français. Elle a par ailleurs la main sur de nombreux sites internet pseudoscientifiques de désinformation du grand public et paie très cher des communiqués publicitaires aux grands médias, dont celui que tu exposes sur la non innocuité du lait, payés par Triballat Noyal (le vrai nom de Sojasun) à la fin des années 80.

Un des groupes de lobbying Vegan pour casser les marchés et diffuser des fausses informations afin de favoriser ce régime.

Personne X :

C’est dingue comme on préfère fermer les yeux plutôt que de changer quelques mauvaises habitudes. Ah le conditionnement. Sont forts ces lobbies.

Réaction personnelle 2 (sarcastique) :

J’avoue. Sojasun, PETA & co, sont vraiment balèzes pour faire croire n’importe quoi, à fabriquer des « preuves » depuis pas moins de trente ans ! (src ; extrait : « Puisqu’il faut choquer et faire du voyeurisme/sensationnalisme pour passer à la téloche, pourquoi ne pas égorger une vache devant un MacDo ? »)

Réaction personnelle 3 :

Je rappelle que PETA a tué depuis le deuxième semestre de 1998 : 31190 animaux sur 35833 recueillis (src), mais qu’ils osent dire aux refuges d’arrêter d’euthanasier des animaux. 150 des animaux tués étaient des animaux sauvages prélevés dans des réserves (notamment amérindiennes)… tous tués par PETA. L’Etat de Virginie, au vu du chiffre, a dû passer une loi pour arrêter le massacre que fait PETA. Je ne parle pas de la maltraitance animale de leur côté non plus… Bon, doit-on aborder L214 ? Parce que là, c’est encore plus gros puisque c’est des homicides et exactions sur des humains (même si pour les Vegans une vie humaine est moindre qu’une vie animale).

PETA tue 4 animaux sur 5 dans ses « refuges ».

Je dirais que toute cette cochonnerie autour des régimes tient bien son nom : ce sont des régimes : « Façon de régir; ensemble de règles, de facteurs qui caractérisent le fonctionnement, le cours de quelque chose. » « Façon de régir, de diriger » (src). Autrement dit, des autoritarismes fascisant, cherchant à avilir l’homme.

Il y a plein de moyens pour le fascisme : économique, politique, alimentaire (jouer sur les régimes, diètes et les famines par ex), religieuse,…

Les Vegans (ou leur pendant les végétaliens) forment la pire dictature alimentaire que l’homme ait produit car cela n’émane pas d’un pouvoir central, mais d’une autocratie populaire. Pourtant, nous avons vu des rois et des seigneurs fomenter des famines, des paroissiaux des diètes pour qu’ils soient, eux, comblés de victuailles, des régimes alimentaires notamment par des envahisseurs (les comptoirs des Indes ont forcé une ascèse alimentaire très forte pour que les colons économiques récupèrent les victuailles que produisaient autrefois les Indiens pour eux), etc. Mais là, une dictature d’un groupe populaire sur un autre… nous voici revenu au temps des gnostiques qui, n’étant pas encore dirigés totalement par l’Eglise, condamnaient les personnes qui ne leur revenaient pas, qu’importent qu’elles soient en surnombre voire qu’elles soient en raison. Les volailles ailées (les anges) existent. Les éleveurs de poules et de pigeons expliquant que cela n’était pas possible parce que, par exemple, les poules ont les os plein comme les humains donc ne peuvent pas voler, alors que les volatiles comme les pigeons ont les os creux donc peuvent voler. Mais, par leur mystique obscurantiste d’appel à l’ignorance et de la sélection de sources qui convient à leur obédience, l’intolérance et la haine ont envahi leur esprit. Certes, ils étaient bons avec les objets de leur croyance, mais ils étaient devenus fanatiques à tout ce qu’il y avait d’extérieur.

La Vegan Society (le temple) a dit qu’être vegan était : « Le véganisme est la doctrine selon laquelle les humains doivent vivre sans exploiter les animaux. » (src). Les fidèles qui ont montés leurs gnoses s’unissent actuellement (et c’est pourquoi ils sont davantage visibles) pour former une grande communauté de fidèles. Ils ne comprennent pas que toutes les religions, toutes les sectes, ont toutes exactement commencé comme cela. Bigoterie, haine, régime spécifique, croyance, biais extrême de confirmation, (…), sont l’identification d’un extrémiste fondamentaliste.

Les Vegans répondent absolument et sans hésitation à cette définition. Oui, ils ont l’impression d’être dans le vrai. On a tous cette impression d’être dans le vrai. C’est pour cela qu’il existe deux méthodes qui ont fait leur preuve pour être le plus objectif possible.

La première est celle qui consiste à établir la sûreté de l’environnement et qui s’appelle la méthode de l’ingénierie.

La seconde est celle qui consiste à établir en quoi consiste la réalité naturelle et qui s’appelle la méthode scientifique. La méthode scientifique ne fonctionne pas démocratiquement. Elle ne fonctionne pas sur l’avis de chacun. Elle ne fonctionne pas sur un rapport de force. Elle fonctionne sur le consensus. En science, quand quelque chose est retenu comme valide, c’est temporaire jusqu’à ce que cela devienne plus détaillé et formera donc une nouvelle théorie, c’est consensuel et dira donc ce qui s’est affaissé sous le poids des preuves, c’est falsifiable signifiant que l’on peut contredire la théorie finale, ça a suivi la méthode scientifique, et chaque terme a été approuvé par les pairs ce qui doit donc être collaboratif et reproductible.

Pour les Vegans, ce qui est vrai est ce qui est uniquement décidé comme vrai. Comme la Vegan Society qui manoeuvre l’ensemble du mouvement Vegan sur tous les médias (internet, TV, radio, journaux,…) le dit, cela est donc une doctrine. Quand une doctrine s’ajoute à l’exigence de supporter que ce qui est vrai pour elle, cela forme à la fois une secte et un diktat. Point de syllogisme ici. Cette observation est factuelle par l’ensemble des arguments posés sur cette présente page et qui sera peut-être dupliquée sur un blog personnel.

Nous voici donc déjà à la fin de ce cours échange (peut-être sera-t-il densifié ultérieurement par des réponses de la personne).

Je vous introduis maintenant plusieurs de mes commentaires Facebookiens sur des réflexions personnelles.

Réflexion du 17 mars 2017

Cette réflexion fait suite à mon cours sur la Pensée critique émis par le MOOC du même nom de l’Université Libre de Bruxelles (src).

« Une idéologie est une religion séculière« .
  1. Le Veganisme est une idéologie suivant la définition de doctrine émise par le mouvement Vegan en 1951 : « Le véganisme est la doctrine selon laquelle les humains doivent vivre sans exploiter les animaux. Voilà la définition du véganisme en toute simplicité. Cependant, être végan est un véritable mode de vie, une philosophie. Cette dernière est caractérisée par « le respect de la vie, fondé sur la non-violence, la paix et la compassion envers tous les êtres sensibles ». Etre végan est donc un choix éthique, qui est mis en pratique au quotidien. » ~ Vegan Society – Organisation créée le 1er novembre 1944. La définition complémentaire, publiée le 20 novembre 1979, est la suivante : « Une philosophie et façon de vivre qui cherche à exclure – autant que faire se peut – toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but, et par extension, faire la promotion du développement et l’usage d’alternatives sans exploitation animale, pour le bénéfice des humains, des animaux et de l’environnement […]« 
  2. Comparaison de définitions avec trois religions actuelles :
    1. Bouddhisme : « philosophie se réclamant de l’enseignement du Bouddha qui, bien que fidèle pour l’essentiel à la pensée du fondateur, s’est diversifiée dans l’espace asiatique au cours des temps.« 
    2. Catholicisme : « Manière de comprendre et de suivre les préceptes de la religion catholique.« 
    3. Nahualisme : « Etude philosophique, dans les civilisations précolombiennes, des entités animales régissant en tant qu’ange-gardien l’homme« 
  3. Distinction entre idéologie et religiosité animiste : « L’idéologie est une religion séculière. (…) Si vous n’êtes pas d’accord – attention il y a un jugement moral, on confond les faits et les valeurs – vous êtes pour le capitalisme. On ne vous dira pas : « On va analyser, vous avez une vision de la réalité qui est tronquée ou qui n’est pas la bonne, etc. ». On va dire que vous êtes mauvais, que vous êtes quelqu’un qui défend les privilégiés, que vous ne voulez pas de l’égalité, donc que vous avez de mauvaises valeurs. C’est alors intimidant pour celui voulant contester. C’était très évident dans le communisme. Parce que, encore une fois, à la différence du nazisme, c’était une très belle idée, c’est une idée que l’on peut accepter : l’idée de l’égalité radicale des hommes, l’abolition de l’argent et des choses comme ça… Mais, les critiques de ceux qui voulaient réaliser l’idéal communisme, le parti communiste, étaient considérés comme des stipendiés de la bourgeoisie et de l’exploitation. Donc, quand vous critiquiez, même si vous avez de bonnes raisons, de bons arguments, vous étiez stigmatisés moralement. Ça, c’est très caractéristique de ces conceptions globales. La Religion a fait exactement la même chose. » (…) ~ Guy Haarscher – Cours en MOOC sur « Développer sa pensée critique » 2017 – Sur les idéologies d’organisations sociales et morales – Plus d’informations ici.

Conclusion : le mouvement Vegan, que ce soit à la lumière de ses définitions, comme celles de ses actions (violences ciblées, exactions, éviction des membres non-purs, stigmatisation d’alternatives, homicides, suspension de la pensée critique, irrationalisme,…), forment la définition la plus claire du XXème et XXIème siècle, contemporaine et actuelle, de ce qu’est une idéologie et, ainsi, la plus fondamentaliste des religions séculières existantes sur le globe.

Réflexion du 12 mars 2017

Suite à un article qui a été très intéressant, j’ai partagé un petit billet d’humeur, mais que j’ai dû retiré par un relationnel proche alors que nous avions des tensions que je ne voulais exacerber, et qui fut le suivant :

« Sans supplémentation et savants calculs, le végétalisme conduit à la mort ».

L’un des meilleurs biochimistes français et d’envergure mondiale fait ici une tribune excellente. Une de ses propositions fait écho à ce qui est mis en place dans de nombreux pays, à savoir la maltraitance nutritionnelle. D’autres tribunes avaient déjà mis en avant le nombre exponentiel de morts en France corrélé avec le régime végétalien et vegan (et dérivés). Dans les pays anglophones, ces régimes, après avoir fait un nombre très conséquent d’adhérents, sont aujourd’hui invalidés et ont perdu (au propre comme au figuré) une grande majorité des croyants. En UK récemment, et aux USA depuis quelques années, de nombreux enfants ont été retirés à leur famille pour des régimes incompatibles avec le droit à la vie et pour malnutrition.


Pour terminer, les régimes végétaliens et vegans forment les régimes les plus polluants existant. OGMs, écocides, produits très distants, transformation importantes des aliments, conformismes alimentaires produits des déchets expansifs, rejets de toxines corporelles très importants, maltraitance animale, etc sont le résultat direct de ces régimes qui sont pourtant dits pro-animal mais ne sont qu’une forme plus importante de destructions environnementales.

!  RAPPEL !

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4 réflexions sur “Le lait, PETA, Vegan et Lobbying

    • Il a été question d’exactions avec L214 et d’appel au meurtre. Des Vegans ont pris au mot des organisations similaires à L214 aux US. En France, cela n’est pas loin. Des violences physiques ont déjà été commis plusieurs fois. Sans compter des menaces de mort, des destructions de biens publics et privés (autant industriels, que professionnels ou de simples éleveurs), etc. Cette religion est catastrophique. On pourrait aussi compter l’infanticide dû au régime.

  1. Salut Sébastien, merci pour cet article.

    Je ne reviens pas sur le début de l’article et l’idéologie développé sur le véganisme. C’est un gros sujet, tu as avancés des arguments intéressants sur la domestication des vaches, le lait de riz… bref. Je préfère revenir sur la toute dernière partie de ton billet, qui est là, par contre, beaucoup plus sujet à polémique et à discussion.

    Tu nous donnes ainsi un jugement positif sur la tribune du Pr Legrand réalisé sur le végétalisme, que tu juges « d’excellente ». Et que le Pr Legrand serait « l’un des meilleurs biochimistes français et d’envergure mondiale ». Cela n’engage que toi. Par la suite, tu nous dis que « d’autres tribunes avaient déjà mis en avant le nombre exponentiel de morts en France corrélé avec le régime végétalien et vegan (et dérivés) ».

    J’aimerais préciser que malheureusement la tribune du professeur Legrand est truffé d’approximations, d’erreurs, et manifestement, d’un déni de science surtout en ce qui concerne le point soulevé sur le lait et le risque de fracture. J’ai personnellement contacté le professeur pour lui demander des détails scientifiques bien sûr, qu’il nous apporte justement les fameux « consensus » dont tu parles si bien dans ton billet. Aucune réponse, et c’est bien normal, car les consensus scientifiques qui font foi en France, l’ANSES et notamment le CIRC (le centre international de recherche sur le cancer) contredise, purement et simplement, le professeur Legrand (qui était pourtant un expert de l’Anses, comble de l’ironie).

    J’ai résumé dans mon propre les arguments du professeur ici : http://bit.ly/2n8fHbd. Un billet dans lequel je ne mentionne pas les nombreux liens d’intérêts que le professeur entretient avec Candia, Danone, le CERIN et le CNIEL (= l’industrie laitière). Des liens également avec Mc Donald’s, Bleu Blanc Coeur, Auchan, Lesieur, GSK… Bref. L’indépendance d’esprit n’est pas une nécessité chez ce chercheur, dommage, surtout quand on sait à quel point cela peut influencer le jugement.

    J’ose t’inviter à faire une recherche bibliographie de qualité sur le professeur Legrand : je suis désolé, mais les publications scientifiques ne sont pas extraordinaires, elles sont peu nombreuses, nous sommes loin d’être en présence d’un scientifique de renommé mondiale… Ce n’est que mon avis.

    Donc, si toi aussi, tu préfères les consensus scientifique établie par des collèges d’experts qui réalisent des revues complètes de la littérature scientifique, alors tu ne pourrais qu’abonder dans le sens de l’Anses ou du Circ sur les dangers d’une consommation excessive de viande. Pourtant, le professeur Legrand ne juge même pas nécessaire de suivre ces collégialité, ne juge même pas nécessaire de référencer scientifiquement ses propos. Bref, une pure idéologie. En parfaite contradiction avec les preuves scientifiques récentes, et indépendantes.

    • Alors, je vais juste abonder dans votre sens pour quelque chose : j’ai mis en avant ce professeur pour l’argument d’autorité. En effet, les Vegans expriment souvent tel ou tel spécialiste qui exposerait telle personne ou régime, parce qu’elle est ceci ou cela, comme ayant raison sur le véganisme. Or, il faut distinguer le billet d’opinions (ou d’humeur) d’un spécialiste du billet scientifique à comité de lecture. Ce sont deux choses différentes. Du moment qu’un scientifique s’exprime dans une presse sur un phénomène, cela est une opinion, y compris lorsque c’est dans une tentative de vulgarisation.
      Par exemple, rien ne guérit ou ne peut guérir de cellules cancéreuses. Des cellules précises peuvent être éliminées, mais nous avons tous un cancer perpétuel car toutes les minutes il y a des centaines de milliers de mitoses qui se produisent dans notre corps, et quelques-unes d’entre elles ont des erreurs de réplication. Et de manière ponctuelle, certaines ne sont pas phagocytées et se redupliquent : c’est un cancer. Sauf que nous avons des systèmes de veille assez efficace pour que cela ne se diffuse pas de trop. Ainsi, même si nous découvrons plein de choses contre le cancer, éliminer le cancer serait éliminer les cellules et leur mécanisme mitotique – ce qui serait une aberration.

      Bref. L’idée est donc ici, dans mon article, de faire un article d’opinion tournée à la sauce Vegan pour qu’il soit appréhendable par eux. Il ne sert à rien de se lancer dans des joutes de faits car cela ne sert éminemment à pas grand chose. Il s’agit donc de critiquer l’idée avec les outils du commun, ou, du vulgaire (de vulgariser la critique).

      Concernant alors le Pr Legrand, je le trouve du coup très intéressant en ce sens : il sait faire du populisme engagé sans être démagogue (un peu comme un Mélanchon / où un Fillon maîtrise la démagogie mais pas le populisme).
      Je n’ai pas étudié son CV… mais parler de conflit d’intérêt est toujours compliqué. Un conflit d’intérêt est présent quand un intérêt fort est révélé par une balance allant largement vers ce centre d’intérêt. Oui, pour TOUS les chercheurs on peut trouver des liens avec des industriels étant donné que dans leurs enquêtes comme dans les finances, les fonds privés sont inévitables, comme l’usage de telle marque de machine, de tel autre spécialiste travaillant dans le labo d’une structure privée, etc. Cela n’invalide en rien une recherche.
      De même, il n’existe aucune décision collégiale en science ! Au contraire, et sans faire un syndrome de Galilée, la science ne s’appuie jamais sur la masse d’individus en accord. Cela n’arrive jamais en science. Même, plus un grand nombre est d’accord, plus cela est soit une mode (en psychologie par exemple il y a eut le physiologisme, le béhavorisme, le gestaltisme,… et aujourd’hui, surtout en biologie moléculaire, nous avons l’épigénétique [une mode ne veut pas dire que tout est faux]), soit c’est une erreur (géocentrisme, héliocentrisme [l’héliocentrisme est bien faux hein, le soleil n’est pas au centre de l’univers],…).
      La science fonctionne par le consensus. Généralement le consensus représente même une minorité de personnes. Ce sont les faits qui abondent l’important, et il n’y a jamais de réunion pour cela. A chaque instant T, ensuite, un état de l’Art scientifique est fait en établissant soit une étude statistique, soit un traité (mais globalement ils servent à former les nouveaux scientifiques car à la sortie d’un traité ou d’une étude statistique, l’état de l’art a déjà bougé).
      Donc, pour conclure, la collégialité est non seulement pas nécessaire, mais elle n’est pas scientifique. Les décisions collégiales en science pour l’état d’un art ou son statut appartiennent aux domaines des pseudosciences.

      Pour en savoir plus, je peux vous diriger vers des cercles rationalistes (comme les zététiciens), épistémologues, ou des philosophes scientifiques.

      Cdlt

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