Lait végétal et Lait animal

Il y a eu de grandes polémiques sur mon précédent article. Je voulais d’abord dire aux aimables commentateurs qu’il s’agit là d’un blog tout d’abord, et d’humeur ensuite. « Sur le grill » ne veut pas dire CNRS, Association for Psychological Science, ou autre. Cela n’a aucune signification scientifique, mystique, technique, ou de redondance. Je me réserve aussi le droit de répondre ou pas quand j’en ai envie. Et, oui, je travaille pour un lobby : le mien, c’est-à-dire mon blog, gratuit, ouvert. Si j’accepte toujours de valider les commentaires qui arrivent, pour ou contre mes avis propres, c’est seulement parce que je suis vachement sympa. Oui, je n’accepte pas les commentaires de trois lignes qui m’exposent en tant que trou du cul, et différentes autres longues énumérations haineuses. De même, les annotations sont souvent dans le désordre car mes textes de blogs sont une composition de textes personnels adaptés à la lecture d’un blog. Ainsi est dite la messe d’ouverture.

Nous allons donc entrer fermement dans le sujet. La lactase… L’enzyme de la lactase – même si nous devrions parler des lactases – est une enzyme qui extrait certains sucres du lait animal, principalement, pour nous humains, le lait humain, bovidé (surtout vache) et ovidé (surtout chèvre). Cette lactase, en proue des replis dans les intestins, construit le glucose et galactose à partir de n’importe quel lait animal, avec une compatibilité de l’organisme de 100%.
Pour une grande majorité, cette lactase tend à diminuer avec l’âge adulte, et à s’éteindre à l’âge mature (pour les quelques chanceux ayant de la lactase tout du long de la vie, vous vivrez plus longtemps que nous autres). C’est là dont on parle d’intolérance au lactose. Cette intolérance est exclusivement spécifique au lait animal sous sa forme liquide, lait humain inclut (4).

En yaourt, ce sont les ferments lactiques qui se chargent de décomposer les sucres, et donc les sucres du lactose sont prêts à être ingérés. Il n’existe donc pas d’intolérance au lactose dans un produit qui n’en contient peu ou pas (les ferments continuant de travailler tout du long de votre digestion).

Cependant, il y a les allergies aux protéines de lait (APLV). Cela n’a donc rien à voir avec le lactose (12). Et cela est généralement spécifique. Cette allergie chez le nourrisson ou l’enfant est temporaire. Chez l’adulte, l’allergie aux protéines du lait est ce qui existe de plus rare, il est bien après les allergies végétales.
Il n’existe pas d’intolérance aux protéines de lait de vache. Soit les individus sont allergiques, soit ils les métabolisent parfaitement (très bons pour la musculature entre autres). De même, l’APLV n’est pas définitive chez l’enfant (il s’agit d’un désordre de croissance dans l’évolution de marqueurs de protéines chez l’enfant de moins de 10 ans). Chez l’adulte, il s’agira d’un problème de l’organisme très rare comme lié à des maladies génétiques orphelines, ou encore à des immunodépressions temporaires (dépressions, mélancolisme, etc) et (pour le moment) permanentes (SIDA par ex.).

Le problème de l’intolérance au lactose n’est posé que chez l’adulte (il est extrêmement rare chez l’enfant, et peut correspondre simplement à un mimétisme de l’adulte). Les laits comportants le plus de lactose et étant déconseillés sont le lait de jument et le lait d’ânesse, y compris les fromages où les ferments dissolvent moins vite les sucres (où sinon prenez des fromages secs ou bien forts).

Concernant les laits végétaux, il existe une forte population intolérante ou allergique (6,7,8,9,10). De plus, l’accumulation des toxines végétales naturelles (dans les végétaux non-OGMs) peut créer des problèmes de grande ampleur sur tout l’organisme, des allergies à des empoisonnements. Je déconseille personnellement tous les laits végétaux artisanaux.

Au niveau écologique, il est conseillé de favoriser plutôt le lait de chèvre ou brebis. En effet, si les autres animaux permettent le renouvellement des terres par leur seul présence (et dans le cas d’un élevage éthique), les rôts sont assez délétères (5).
L’empreinte écologique de la consommation de lait local, d’animaux en pâture (ou semi-liberté), et élevés d’une manière éthique participent à l’économie locale, aide à la biodisponibilité des terres, diminue la pollution des transports, etc. Et…  Nous pouvons donc dire que cela est plus qu’une bonne chose. Comme la définition, par ailleurs, de la consommation d’eau d’un bovin : « La communauté scientifique considère qu’il faut entre 550 à 700 litres d’eau pour produire 1kg de viande de bœuf. En eau utile, il faut 50 litres. » (3).

Les laits végétaux, quant à eux, sont une catastrophe écologique. En effet, la majorité des végétaux ne peuvent être qu’importés à cause de la disponibilité des territoires, du climat, de la surface des terres encore arables, et de la quantité d’eau disponible, (…).
Ils favorisent la monoculture extrême, l’esclavagisme éthnique et économique, et la disparité des territoires occupés. De plus, la quantité de production ne permet aucun retour au « crédit Terre » et amplifie donc l’érosion et l’expansion des cultures (déforestation, brulis, engrais chimique,…). Les quantités de végétaux cultivés par la seule consommation humaine, contrairement aux animaux, est pour 2/3 de la dette humaine terrestre. L’exemple du lait de riz (1, 2) :
Pour 735mL de lait de riz :
– 40g de riz
– 1L d’eau de préparation
– 200L d’eau de culture
Cela est sans compter l’énergie des transports, intraculture, interculture, extraculture, intertransformation, et distribution (11).

Si tout le monde consommait des laits végétaux, en un an la planète entière serait pillée de sa biodiversité (merci de faire le calcul de la surface de répartition moyenne des cultures, par rapport aux données ci-dessus, à la consommation annuelle de lait [pour tirer au minima, uniquement sur le lait de vache] mondiale, et faite votre opération).

Pour conclure, la meilleure solution du lait dès la naissance est l’allaitement. Puis, il convient de compléter la nourriture de l’enfant sevré par du lait de vache. Et pour l’adulte… mangez du fromage ! (et moins de sucres, quels qu’ils soient). Et si vous voulez vraiment du lait végétal, le lait de coco en petite quantité est le moins toxique.

PS : la notion de l’eau par tête de vache a été complètement falsifiée. Faire paître une vache nécessite 0L d’eau détournée, avec une cuve d’eau en basse quantité (~100L) ou un bassin qui profiter à la faune et flore locale. Le rendement du terrain pour celui situé en zone de pâture devient très supérieur. La densité de transformateurs écologiques est immense (lombrics, insectes,…). Et seul l’élevage animal éthique et local a une balance écologique positive (incluant la transformation, excluant la cuisson pour la consommation).

 

Sources :

  1. Préparation du lait de riz : http://www.cfaitmaison.com/bio/riz.html
  2. Chiffres sur les eaux d’usage : http://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/eau-faut-il-litres-eau-produire-932/
  3. Manipulation des chiffres : https://eric-verhaeghe.entreprise.news/2017/03/28/les-mefaits-ecologiques-du-vegan-illustres-par-linra/
  4. Réponses aux allergies sur les produits laitiers : http://www.produits-laitiers.com/question-de-sante-sur-l-allergie/
  5. Manger plus de viandes pour préserver les prairies : http://www.cnrs.fr/inee/communication/breves/b248.html
  6. Elevation d’hépatites et lait de soja : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24029217
  7. Article de vulgarisation sur les danger du lait de soja : http://empoweredsustenance.com/avoid-soy-milk/
  8. Toxicité lait d’amande : http://superhumancoach.com/negative-effects-of-almond-milk/
  9. Toxicité lait de coco : https://chriskresser.com/3-reasons-why-coconut-milk-may-not-be-your-friend.
  10. Il existe de nombreuses publications que vous pourrez trouver sur PubMed qui convergent vers la toxicité absolue des laits végétaux. Merci de ne pas faire état des quelques études allant à l’encontre de cette conclusion, mais plutôt de faire une méta-analyse des différents résultats (la science fonctionne sur le nombre de faits et donc le consensus qu’il y a autour, pas sur le point de vue de telle ou telle étude).
  11. L’avocat du « diable » : https://www.facebook.com/NouvoFR/videos/10154472217342654/?hc_ref=PAGES_TIMELINE
  12. Différence entre l’intolérance au lactose et l’allergie aux protéines du lait de vache : https://www.youtube.com/watch?v=PrkKwlDFgHg

 

Conclusion nutritionnelle et état du consensus sur les laits et leurs effets, publiée dans la revue
Food & Nutrition Research : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27882862

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Une réflexion sur “Lait végétal et Lait animal

  1. Bonjour,

    C’est bien beau de parler d’élevage éthique, local… mais on en est encore très très loin et si un jour on y arrive, on ne pourra pas consommer autant de lait que maintenant, par manque de place et donc de vaches.
    Sinon, pour ton information, il faut non pas 700L mais 15000 L d’eau pour 1kg de boeuf 😉

    Concernant la forte population allergique aux laits végétaux c’est qu’ils sont allergiques aux noix ou soja tout comme ceux qui sont intolérants au lait de vache donc c’est pas pire en soi, c’est pareil.

    « Pour conclure, la meilleure solution du lait dès la naissance est l’allaitement. » Ok je te suis, je suis bien d’accord.
    « Puis, il convient de compléter la nourriture de l’enfant sevré par du lait de vache. » Aïe.. Tu ne viens pas de dire « sevré » ? Dans ce cas là, plus besoin de boire du lait du tout puisqu’il est sevré 😉 Et, si tu veux (parce que je suis très ouverte et critique), le lait végétal aussi on peut s’en passer si on ne le supporte pas, le seul liquide utile c’est l’eau 😉

    D’ailleurs, tu n’as pas parlé du fameux calcium ? Celui qu’on retrouve certes dans le lait animal mais qu’on retrouve largement dans le lait végétal, celui-là même qu’on assimile beaucoup plus que l’autre.. J’en ai mangé des produits laitiers étant plus jeune, au moins 3 fois par jour comme les lobbys laitiers.. euh pardon les « experts » scientifiques nous recommandent mais bon non ça ne suffisait pas, j’avais le droit à des compléments de calcium (d’un goût tout à fait ignoble au passage) et au final, après plusieurs mois sans en consommer, oooh miracle, j’ai largement assez de calcium dans le sang voire même trop proche de la norme maximale.. Coïncidence ? Je ne crois pas 😉

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