Au revoir C2.0 et TVP

Je voulais aborder pas mal de choses sur cette page, mais je tenais à faire des au revoir en bonne et due forme.

Ceux qui me connaissent savent que, chaque année, je pose ma réflexion en faisant un état des lieux de ma situation présente, de mes réalisations, et de ce que je souhaite pour l’avenir. L’an passé, j’avais déjà émis le souhait de mon départ pour réorienter mes ambitions et partir dans de nouvelles directions.
Ainsi, cette année est très particulière pour moi. Elle marque l’avènement de la fin de mon activisme militant alternatif, la transmission de l’organisation que j’ai portée durant tant d’années, mon annexion à un bord politique, mais aussi à de nouvelles choses que je n’avais pas pris le temps de développer par surcharge de ce que je faisais déjà.

Pourquoi je quitte l’ONG Civilisation 2.0 ?

Pour toute chose, il y a une date de péremption. Avant que je porte l’ONG Civilisation 2.0 (C2.0), je portais l’association Civilisation 2.0. Encore auparavant, je portais l’entreprise Civilisation 2.0 Convergence, puis encore avant ce fut Civilisation 2.0 Corp, et enfin Civilisation 2.0 Blog. Cela fait donc six années que je suis à œuvrer. Parti seul, j’ai su bâtir une véritable organisation avec son équipe, et ses soutiens. De manière cumulée, nous sommes arrivés à plus de 1500 likers sur Facebook, plusieurs milliers sur Scoop.It, près de 500 sur Google+, etc… Ce qui n’était autrefois qu’un petit blog effectuant trois-quatre traductions par semaine est devenu un réseau dense, connecté avec d’autres organisations de manière informelle. J’ai ainsi atteint l’objectif que je comptais assurer à la création de l’organisation.

Ce qu’il se passe actuellement est que je suis moins ambitieux dans ce que je souhaite défendre pour l’association, et que je pense certaines personnes de mon équipe le sont bien plus. J’ai fait ce que je pouvais pour mettre en avant la personne que j’ai pensé être la plus adaptée à ce poste, malgré qu’il lui manque encore une vigueur qu’il se devra de trouver ou d’exploiter en tant que leader.

Les principales raisons, donc, sont ma durée de vie dans l’organisation et mon énergie. Il y en a aussi d’autres que je développerai après, liées à The Venus Project. Et enfin, je cherche aussi le renouvellement de mon entourage de stimulation de travail. Comme j’ai conservé ma précédente équipe comme amis, cette équipe-ci devrait l’être aussi. Cependant, j’ai aussi besoin de nouveaux collègues de travail pour permettre de développer de nouveaux axes qui me plairaient tout aussi ardemment.

L’ONG Civilisation 2.0 aura été pour moi un outil incroyable et j’ai été heureux de voir mes efforts quotidiens récompensés par une telle quantité d’adhésions d’individus passionnés par ce que je publiai. Je me suis forgé une équipe qui a pris un caractère résolument dans l’intérêt de ce que je voulais donner comme identité à l’association. Les personnes qui m’ont accompagnées, au-delà de l’équipe actuelle, ont su se créer bien des opportunités et soutenir des projets liés. Je pense notamment à Jonathan Qu. qui a su se dépasser, trouver un engagement qui lui a plu, et en retour, sans même le savoir, nous apprendre de nouvelles choses. Je pense à Benjamin C. qui a pu continuer à œuvrer et se concevoir une magnifique vie personnelle entourée des nouveaux siens, tout en veillant à parler de nous à des instants clés. Je pense aussi à d’autres personnes qui ne souhaiteront pas que l’on parle d’eux, mais qui ont travaillé discrètement et m’ont fourmi de la matière première. Je pense aussi à un certain allemand sans qui l’identité visuelle de C2.0 n’existerait pas et qui n’a jamais rien demandé en retour. Certains vivent en France, mais d’autres sont au Royaume-Uni, en Espagne, en Allemagne, en Belgique, au Canada, en Ukraine, aux USA, et au Japon. Ce ne sont pas des contacts rompus, c’est un réseau qui s’étoffe quotidiennement et avec lequel chacun s’apporte.

Je remercie donc Civilisation 2.0, dans toute sa richesse de personnalités, qui a apporté tant de choses à tant de monde. Son combat pour ses choix continueront, le bateau me dépose à quai et est bientôt prêt à vous embarquer. Il faudra de nouvelles personnes valeureuses, bordées d’espoir. Des personnes désireuses de mettre en place une Civilisation 2.0.

Pourquoi je quitte l’organisation The Venus Project ?

Si pendant plusieurs années je n’ai pas vu les défauts de The Venus Project (TVP), c’est parce que cette organisation m’avait permis de pousser plus en avant les recherches et l’acquisition des processus scientifiques. Je suis toujours fier d’avoir pu aider et contribuer à son développement, que ce soit à l’international discrètement ou énergiquement, ou encore dans le monde francophone.

Lorsque j’ai connu le programme du TVP, je suis tombé littéralement sous le charme de cette proposition qui délivre mille promesses pour un futur de haute qualité. N’ayant que peu de connaissances scientifiques, j’ai pris à parti de croire en leurs exigences et j’ai travaillé dur dans cette direction, que ce soit en étudiant pendant des années le concept, en étant activiste au sein du Mouvement Z. et en le portant au sommet avec l’équipe d’alors, puis en développant l’axe C2.0. Neuf ans d’efforts acharnés, ne comptant pas mes heures, travaillant souvent pendant 72 heures d’affilées, car ayant un taux d’exigence fort. J’ai pu faire le tour complet du M.Z. dans toutes ses strates et ambitions, j’ai pu faire le tour complet du TVP dans toutes ses strates et ambitions (mis à part le design 3D et anim, et le TVPU). Je connais par cœur les objectifs réels et conditionnels de l’ensemble, si bien que j’ai pu émettre des avis et propositions éclairés en interne. Puis, j’ai parallèlement commencé à étudier la science (ce qui a donné naissance à C2.0).

C’est Richard Dawkins [c-ki] qui prête cela à la science et sa méthodologie où, lorsque l’on voit que l’on s’est trompé de direction, nous sommes emplis d’une égale satisfaction et de reconnaissance à une découverte ou une réalisation. En avançant, tout azimut, dans le dédale de l’empire scientifique, technologique et architectural, j’ai découvert des mondes fascinants. Comment ne pas rêver face aux découvertes successives de jets de plasma sortant d’un Horizon, de l’imprimante tridimensionnelle ou de l’implant cochléaire, et de bâtiments complètement autonomes, gigantesques et motiles. J’ai été au fait de tout ce qu’il se passait et de l’explosion des découvertes et réalisations à partir de 2014.

Je compare souvent en moi-même un Carl Sagan [c-ki] et un Jacque Fresco [c-ki] sur l’impact qu’ils ont eu tous deux à mettre des étoiles dans les yeux de leurs fans, à faire aimer les sciences et les techniques. Si ma route n’avait pas croisé M. Fresco, j’aurai surement continué à suivre des Peter Joseph et des plus extrêmes toute ma vie durant. Ou si je n’avais croisé aucun de ceux-là, j’aurai surement été techno-anarchiste, ouvrier, et dans la médiocrité morale toute ma vie. C’est tout du moins comme cela que je ressens, sans faire appel à une médiocrité ou supériorité d’un domaine sur un autre. Mais j’ai eu la chance de croiser la route de Jacque Fresco et de Roxanne Meadows [c-ki]. Un Jacque qui aurait dû continuer l’enseignement tant transmettre est un véritable savoir-faire chez lui. Une Roxanne sachant convaincre et inflexible, séduisant par les scintillements qu’elle a dans les yeux quand elle parle, à l’instar d’un phare qui sauverait les navires d’un naufrage certain. Roxanne m’a fortement impressionné, bien davantage que Jacque. Si je ne les avais pas rencontrés en vrai tous les deux, je n’aurai pas eu la chance de savoir faire la part des choses dans ce qu’ils disaient ; comprendre donc aussi l’importance qu’ils attachaient à leur dualité et invitant les gens à venir marcher dans leur centre de recherche.

Donc je me suis orienté plutôt dans les sciences. Et j’ai déchanté. J’ai trouvé un monde brutal. L’image que l’on se fait de la science est laborantine et infantile, où se réuniraient in situ les plus merveilleuses découvertes. C’est pourtant un métier très difficile, éprouvant. Son côté paradisiaque peut exister, mais c’est anecdotique, et seulement pour des personnes qui ont perdu une santé colossale. C’est aussi un processus. Jacque appuyait sur cette mention. En fait, le coeur de la science n’est que ça : un processus. En science, tout est soit faux, soit potentiellement vrai jusqu’à preuve du contraire. On peut penser que les sciences sont un esprit facile à acquérir, mais c’est à la limite de l’impossible. Les hommes ont besoin de fondations assurées sur lesquelles s’appuyer pour vivre et pour imaginer ce qui est flexible et évolutif. La science dit qu’il n’y a pas de fondation, tout est dynamique. Vous avez appris que la Terre est ronde ? C’est faux, elle ne l’est pas. Vous avez appris que Newton, Galileo, Einstein, (…), avaient raison ? C’est faux, ils ont tous été démentis. Ce qui fait d’eux des personnes exceptionnelles avec des idées exceptionnelles c’est qu’ils ont publié leurs idées en premier et que leur théorie est celle de base. Aujourd’hui, on travaille avec des théories de la relativité modifiées, l’héliocentrisme a disparu depuis longtemps et la gravité n’est pas si universelle.
A partir de cela, quid d’avoir un esprit scientifique, théorie par laquelle Jaque revient toujours : avoir un esprit scientifique et appliquer la méthodologie scientifique à notre quotidien et à la gestion de la cité. Alors que l’esprit scientifique n’est pas permissible, quid alors de la méthodologie scientifique ? Evidemment, depuis que la science fait la loi dans l’esprit de la philosophie, la méthodologie scientifique n’est pas LA, mais plutôt LES méthodologies scientifiques. D’ailleurs, pour aller plus en avant, les méthodologies scientifiques ne sont pas les plus précises en fonction des circonstances, et même en fonction des domaines. Par exemple, la méthodologie d’ingénierie, l’ingénierie des systèmes,… Autant de méthodes qui sont à la fois de l’ingénierie et de la science, mais qui ne sont pas de la méthodologie scientifique. Et la liste est longue… et encore, on parle de domaine. Mais c’est encore plus complexe lorsqu’on parle de polyvalence ou de pluridisciplinarités.

Alors à ces fils d’années, j’ai continué à soutenir TVP car ce n’était pas la base de l’idée de M. Fresco, même si c’était celle de Mme. Meadows. Pour Jacque, le point le plus important était de faire évoluer le comportement par un nouvel environnement. Sur la base des théories et certaines hypothèses de B.F. Skinner [c-ki], l’humain est tout entier conditionné par son environnement et ses interactions qui lui définissent son comportement et ses conditions internes. Dans les années 50, cette théorie atteint son plus haut sommet avant d’être complètement défaite par les sciences cognitives et les neurosciences. Le point de départ (officiel), de J.B Watson [c-ki], est ce qui a séduit Jacque, pour ensuite être complètement emporté par Skinner. Cela n’aurait pas été grave si durant un siècle le béhavorisme [c-koi] n’avait pas été contredit par les faits. Evidemment, ce courant a été très important pour combattre le côté animiste et introspectif de la psychologie d’alors (qui a aussi eu son importance). Et, comme toutes les sciences, bien que l’on ait gardé certains aspects, le béhavorisme est tombé, tout comme le combat tout-inné (psychanalyse, gestaltisme,…) versus tout-acquis (béhavorisme). Dès le départ, c’est la biologie évolutive qui donnait tort au béhavorisme, puis tous les autres pendants de la science ont montré les torts de ce courant. D’après mes études, mais aussi les études en psychologie scientifique que je suis, en fait, Jacque avait tort… dès le début. Si son idée était intéressante, elle n’est pas réalisable en pratique.

Puis j’ai commencé à être vraiment très sceptique envers TVP.

Pour l’aspect psychologique. Si Jacque avait tort sur la psychologie, cela n’était pas réellement grave. Cependant, puisque cela allait à l’encontre de ce qu’il mettait en hypothèse, j’ai plus tard appris de sa bouche qu’il rejetait toute la communauté de la psychologie scientifique en expliquant qu’ils n’étaient pas vraiment des scientifiques et que seuls comptaient les sciences du comportement. En se projetant à son époque, dans sa jeunesse, Jacque avait complètement raison. Ce qui dominait alors, c’était une science soit physiologique (mesure des doigts, de la taille du crâne, ou de tel ou tel os), soit de l’introspection (la personne doit s’exprimer devant un thérapeute soit passif, soit actif en fonction du courant), soit carrément de la mode ésotérique de l’époque (table tournante, tarots,…), soit encore les camisoles médicamenteuses. Ainsi, début du XXème, la seule approche scientifique avait été Watson, puis est venu Pavlov et enfin Skinner. Mais, déjà, en même temps que Pavlov se développait une autre science : les sciences cognitives qui s’appuient sur les processus internes et les comportements externes. Puis en même temps les sciences sociales, la psychopathologie et les statistiques en psychologie. Vint en dernière couche exterminer le béhavorisme : les neurosciences et la psychologie scientifique. Il n’est pas possible que Jacque, passionné des sciences comme il pouvait l’être, soit passé à côté de sa tant le changement a été énorme. Avant les années 80 et l’installation complète de la psychologie scientifique, chaque pays avait son courant psychologique. Après les années 80, tous les pays du monde ont laissé uniquement la psychologie scientifique (appelé maintenant uniquement psychologie), tout comme la biologie évolutionniste a pris la place des autres biologies au XIXème siècle et est appelée simplement biologie. Jacque n’a donc pas changé ses idées, pas mis à jour ses connaissances et n’a fait que réfuter sans preuve et de manière complètement anecdotique un domaine aujourd’hui stable et à part entière dans le monde entier, se contentant de défendre une idée maintenant centenaire, soutenue par plus aucun scientifique et universitaire dans le monde. Lorsqu’il était dit et expliqué tout cela à Jacque, il se contentait de répondre que l’ensemble des scientifiques ne savait pas faire de science ou que c’était une manipulation. C’est là que j’ai commencé à abandonner le projet.

Jacque avait raison sur tout le côté technique. C’est un inventeur hors-pair et un génie dans ceci. Mais son ambition, son idée maîtresse qu’est l’économie basée sur les ressources (ou EBR) n’est pas fonctionnelle dès la base du principe. Je me suis aussi interrogé sur l’économie de gratuité liée à l’économie d’abondance en redondance de l’économie naturelle, à l’échelle de l’humanité, donc ce que proposait Jacque. Si cela est complètement faisable, c’est le temps qui me paraît incohérent. Jacque pensait qu’entre 10 et 25 ans ont pouvait faire cela à l’échelle de la planète. Je pense toujours que cela est hypothétiquement possible… mais réellement impossible. Ses objectifs et propositions [koi?] ne collent pas. D’abord par un décalage générationnel. Si auparavant faire un livre permettait de faire adhérer un nombre considérable de personnes à ses idées, depuis deux générations nous sommes au temps des -300 caractères. Puis si un film pouvait changer les choses de manière universelle, depuis une génération nous sommes aux podcasts courts et aux Vine. En d’autres termes, ce qui change le monde c’est la technologie (virtuelle ou matérielle) la plus rapide et descriptive possible. Les propositions de Jacque en premières étapes sont Has been. Quid du reste ?

Jacque a beau eu cracher sur les politiques toute sa vie, la dernière étape est entièrement politique. Effectuer des déclarations, des traités, des échanges, des développements, des marchés communs, des stratégies locales et internationales,… J’y vois personnellement un programme politique où la seule différence, au lieu de créer un village Olympique, il souhaitait construire un centre de recherche expérimental. Si j’en ai jamais parlé de cette façon, c’est que j’avais aussi une mission déterminée par l’ONG et par mon rôle au TVP.
Donc TVP est un projet politique, à la fois au sens de gestion de la cité, mais aussi politique politicienne.
Jacque est complètement dans la lignée de l’Universalisme des Lumières, à la fois en France, mais aussi russes. Ses idées sont effectivement très proches du communisme bolchévique [c-koi]. Cependant, il a quelque chose de très démocratique et républicain. Jacque a toujours aimé la France, et toujours dit des mots en français. Je l’ai toujours soupçonné d’avoir lu des auteurs comme Voltaire ou Rousseau, ou encore Nietzsche, Camus ou (le russe très proche des penseurs français) Dostoïevski. Il a une morale qui transpire de ses conférences de cet ordre-là. Ce que Peter Joseph [c-ki] a adoré, c’est notamment les entre-mots de Jacque sur la révolte sociale versus l’ordre social, en quelque sorte, une anarchie romantique. La composition du “listing de campagne” de Jacque est entièrement dévoué à ces causes : profiter de la révolte sociale pour instaurer des propositions démocratiques, universelles et déclaratives. Dans ses conférences et Q&A [où?], il dit souvent que, même s’il espère que les choses se feront tranquillement, il faudra bâtir après le chaos sociofinancier. Cela peut signifier deux choses à la fois pour les activistes. Tout d’abord mettre en place le chaos social si les changements escomptés ne sont pas là, puis mettre en place le pouvoir temporaire aux adhérents TVPistes. Cette analyse n’est pas une affabulation. On retrouve ce genre de demi-mots un peu partout dans ses interventions. Par exemple pour la transition où il est question, dans le désordre social qui, selon lui, sera, d’avoir une gouvernance humaine temporaire de transition. Jacque ne parle pas en terme de symbole. Si cela était le cas, effectivement, ce pourrait vouloir dire que dans le chaos, la population porterait TVP sur la place comme la seule alternative. Mais cette idée, en plus d’être symbolique, est infantile car cela voudrait dire que Jacque ne comprend pas les enjeux et les liens de pouvoir lors des révoltes sociales. Cela est impossible puisqu’il en a fait des schémas très cohérents durant ses interventions. Donc, il exprime une dictature positive. La dictature positive est ce que je qualifierai comme étant la qualité d’une mise en place d’un pouvoir total et autoritaire sur une population, basé sur des principes idéologiques où un aboutissement est humaniste. C’est le principe du collectivisme, de l’anarchisme, du communisme, du bolivarisme [koi?] et de tant d’autres. Je peux résumer les pensées anarchistes suite aux multiples faillites qu’ils ont subi comme ceci : une révolution sociale réussie et qui prime sur l’autre est celle qui a le pain, l’eau et le charisme économique (via Kropotkine [c-ki]). Pour la République, lors des révolutions françaises, au-delà de se faire taper sur la gueule par les royalistes et les européens, les sociétés alternatives et la monarchie ont échoué car c’était les bourgeois qui avaient à la fois le pain (ils distribuaient la nourriture), l’eau, et le travail (l’économie n’appartenait plus au Roi, mais à la bourgeoisie enrichie par les révolutions industrielles) ; je tiens à ajouter que je la fais vraiment très courte, merci de ne pas être tatillons. Cela a été pour chaque changement de régime/système. Ainsi, les idées de Jacque sont post-révolutionnaires, donc quand un nouveau système (ou le même) serait réimplantés. Comme on l’a vu, cela demande donc une construction à priori (avant) de toutes les fonctions du nouveau système. Mais c’est impossible. L’autre solution de Jacque serait un gouvernement proche des idées du TVP. Or, lors des révoltes sociales, toute personne qui n’est pas de l’idée populaire est sévèrement punie. Il n’est pas possible de migrer sur une chose différente. Alors, le sous-entendu révolutionnisme de Jacque n’est pas praticable. J’aurai pu développer plus, mais à la lumière des nombreux aspects faillibles, je ne pense pas avoir besoin de développer, ici, davantage.

Alors, il reste l’idée politique politicienne de Jacque. Est-ce fonctionnelle ? D’après ce que j’ai vu de la politique, je dirai oui. En France, par exemple, nous avons déjà la Charte pour l’Environnement [c-koi] qui explicite que la Terre et ses ressources sont patrimoines communs de l’humanité, et ce, dès le Préambule. Je postule donc que sous sa forme politique, la mise en place de l’EBR est praticable…

… Mais pas l’EBR de Jacque. Comme je l’ai dit plus haut, l’EBR de Jacque ne peut être fonctionnelle dû à des principes erronés de sa compréhension de l’humain et de la science moderne. Il y a des alternatives possibles. La solution, d’un autre des membres importants de l’équipe, qui est de concevoir une université privée financée par les étudiants, était vraiment pas mal. Cela était très élitiste, mais permettait d’accomplir une partie des œuvres de Jacque d’une manière très pragmatique. La solution d’un autre membre, en ayant des partenaires financiers importants et en mettant en concurrence les pays, est ce qu’il y a de plus abouti. Il y avait aussi l’aspect entrepreneurial qui pourrait être développé (comme ce que disait Jacque avec le “Parc d’attraction”), et bien d’autres. Cependant, tout a été refusé en bloc, attendant la sortie d’un film qui ne se fera peut-être jamais. Et je crains que, vu les avancées des institutions, professionnels et du public, les projets de Jacque commencent à être trop vieillissant.

Alors le côté social ? Humain ? Pour moi, actuellement c’est impossible. Jacque voulait que l’on puisse façonner un milieu où l’humain serait conditionné par l’environnement. On sait la chose infaisable. L’humain grandit avec son environnement, mais aussi par la symbiose avec son environnement. Ainsi, il faut qu’il voit son environnement grandir à l’échelle qu’il lui est convenu. Cela a mis 250 ans pour venir à une République, chose que l’être humain connaissait pourtant déjà. Seulement un tiers de la population mondiale connaît les ressources partagées, au moins indirectement, par l’InterNet. Et puis ? Si on fait souvent le parallèle avec les choses d’internet et la gratuité, il n’y a cependant rien de plus faux. Linux [c-koi] est côté à la bourse via plusieurs entreprises tels que Corel. Dans le libre, que ce soit Linux, ou bien d’autres, il y a eu plein de choses dans le bon, comme dans le négatif. Les entreprises du libre sont des esclavagistes calculateurs. Le libre a permis de faire travailler des gens 24/7 sans qu’ils soient payés, et en faisant alors des bénéfices monstrueux. Par exemple, si Microsoft a voulu mettre en libre certains produits, c’est justement parce qu’ils peuvent disposer d’une main-d’oeuvre complètement gratuite et bien plus dévouée que leurs employés. Les employés du libre subissent une pression encore plus énorme que les autres car les “gratuits” exposent le moindre de leurs défauts. Ainsi, si les licences ouvertes ont permis des avancées, elles ne peuvent permettre de créer un monde de gratuité. Au contraire, c’est un monde plus rageusement capitaliste encore qui gagnent. Nous le voyons notamment avec les outils sociaux où l’idée n’est pas d’innover pour permettre plus de confort à l’utilisateur, mais plutôt qu’il puisse dépenser et être davantage sur la plateforme avec redirection publicitaire. Wikipédia ne fait pas exception. C’est une association qui a des employés travaillant dur, subissant la pression, sur le petit nombre qu’ils sont, non pas d’un pays, mais de toute la planète. Ainsi, un monde de l’EBR en transition ne peut pas être écarté d’une réalité économique. L’économie n’a jamais, jamais permuté. L’économie est un principe d’échange lié et ancré au vivant-même où les évolutions se font à une vitesse aussi lente que l’ensemble de la société, incluant chaque individu, mais aussi les systèmes de la société.

Ainsi, je me sépare du TVP car j’estime que, en-dehors des ancrages politiques (politicienne) et des structures, il n’est lié à aucune réalité objective. Je peux pertinemment défendre la politique du TVP qui m’est également proche. Ses idées éducatives et d’ingénierie sont également miennes. Mais pour le reste, je ne m’y sens plus associé. Cela n’empêche que j’ai passé en son sein de très bon moment. Je regretterai toujours Jacque et son irrévérence à ce qu’exprime la masse, et même si je ne coupe pas le lien avec elle, je suis tout de même attristé de ne plus soutenir Roxanne dans les futures péripéties. The Venus Project m’a permis d’être amoureux de la logique, de la raison, de croire en un paradis réel sur Terre qu’il reste à concevoir, mais aussi d’apprendre à connaître la science, d’exiger le meilleure de la technique, d’embrasser les concepts complexes, et de trouver ma place dans ce qui peut advenir de ce monde où vivre est un labyrinthe minotauresque. The Venus Project est se construire un attachement à l’humanité et chercher à atteindre ce qu’il peut donner de meilleur, dans l’expectative d’être indépendant pour ses réalisations. C’est cela qu’il est pour moi, et je n’oublie pas [X].

Pour conclure, The Venus Project est sans doute le conditionnel pour construire un futur meilleur. Il sera d’intérêt, pour ceux qui veulent persévérer, de mettre en place des impératifs fondés sur des objectifs ambitieux et réalistes afin que la pauvreté, la politique et la guerre ne soient qu’un lointain souvenir.

Belle vie à tous.

 

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